La nuit de Séville vue par la presse bretonne

L’attentat du gardien de but Harald Schumacher sur Patrick Battiston en demi-finale de la coupe du monde 1982 constitue assurément l’un des moments qui ont forgé la légende de cette compétition. Qui en effet ne se rappelle pas de cette nuit de Séville ? Pourtant, contre toute attente, au lendemain du match, la presse bretonne ne dit rien de cette action plus que litigieuse.

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une énergie au cœur de la guerre totale

Il est une matière première dont on parle peu lorsque vient le moment d’évoquer la Première Guerre mondiale et qui, transitant pourtant en grands volumes par la Bretagne, est essentielle pour comprendre ce conflit : le charbon. En effet, la houille est indispensable  à la poursuite de l’effort de guerre. Mais cette ressource naturelle est tellement cruciale qu’elle exalte les intérêts particuliers, parfois contre ceux de la patrie.

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600 000 Résistants en ligne

Le Service historique de la Défense vient de mettre en ligne via son portail Mémoire des hommes une base de 600 000 noms relatifs à des demandes d’homologation de services au sein de la Résistance. Cette liste est riche de promesses à condition d’avoir à l’esprit quelques précautions méthodologiques essentielles. Les biais concernant cette source sont en effet très importants et peuvent conduire à de lourdes erreurs.

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l’homme qui n’a pas perdu la tête

 Il y a  des noms qui ne laissent pas de marbre. Anatole Deibler fait partie de ceux-là. Avec 395 têtes à son actif, il est, au début du XXe siècle, le bourreau le plus célèbre de France. Membre d’une célèbre dynastie de « coupeur de têtes », Anatole Deibler possède une histoire particulière avec la Bretagne. Né à Rennes en 1863, c’est en voulant se rendre dans sa ville natale qu’il meurt, 76 ans plus tard.

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un boulimique : Alexandre Lefas

Hyperactif, doté d’une force de travail peu commune et d’une intelligence rare, Alexandre Lefas cumule les diplômes avant d’entrer en politique, au tournant du siècle, dans le nord-est de l’Ille-et-Vilaine. Parlementaire pendant 40 ans, il se consacre à un nombre impressionnant de dossiers, multipliant les centres d’intérêts et les prises de positions. Autopsie d’un véritable ogre politique.

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Peut-on se libérer de la mort ?

S’il est une expression qui pose problème, c’est bien celle de « libération des camps de la mort nazis ». Certes, des déportés en ont réchappé. Mais à l’instar d’Yves Léon, jeune résistant des Côtes-du-Nord survivant de Sachsenhausen-Oranienburg et de Bergen Belsen, combien ont réussi à s’extraire de l’horreur une fois revenus à la vie ? C’est bien dans ce cadre qu’il fait comprendre le combat pour la mémoire.

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quand Ouest-France encense Clemenceau

C’est un curieux choix éditorial que fait le grand quotidien catholique breton Ouest-France à l’occasion de la commémoration du 40e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 : rendre hommage à Georges Clemenceau. Certes, il est l’un, si ce n’est le, des grands vainqueurs de la Grande Guerre. Mais il est aussi un anticlérical virulent qui nous rappelle que la mémoire est aussi affaire d’oubli.

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Lucien Petit-Breton : à jamais le premier

Premier vainqueur, et de surcroît double-vainqueur, breton du Tour de France, Lucien Petit-Breton dispose de sa place au Panthéon des champions armoricains. Mais, paradoxalement, son parcours original n’est pas bien connu du grand-public. Né Lucien Mazan, il prend le surnom de Petit-Breton pour se distinguer d’un homonyme alors que le public le nomme l’Argentin, en référence au pays où il grandit.

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l’histoire en retard sur la mémoire ?

Le 50e anniversaire des événements de mai 1968 fait ressortir bien des archives des greniers. Il y a, de ce point de vue, une dimension essentielle de la commémoration qui mérite d’être soulignée : une certaine dimension collaborative via le partage de documents d’époque. Du coup, la mémoire nourrit la science historique mais celle-ci ne courre-t-elle pas, par la même occasion, le risque d’être en permanence en retard sur le souvenir ?

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en résidence surveillée à Belle-Île

Quiconque oserait soutenir que Belle-Île est un haut-lieu de la guerre d’Algérie serait sans doute irrémédiablement pris pour un fou. C’est pourtant cette piste qu’invite à suivre Messali Hadj. Le grand leader nationaliste algérien est en effet assigné à résidence pendant 33 mois, entre mars 1956 et janvier 1959, sur cette île située au large de la côte du Morbihannais, lui conférant de facto une importance particulière.

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La Grande Illusion vue de Bretagne

La Grande Illusion de Jean Renoir est considérée comme l’un des chefs d’œuvre de l’histoire du cinéma. Résolument pacifiste, le film souhaite montrer l’absurdité de la guerre. Alors que la menace d’un conflit contre l’Allemagne se fait de plus en plus insistant, comment réagit la presse bretonne à la sortie du film ? Une chronique publiée dans Le Nouvelliste du Morbihan offre quelques éléments de réponses.

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La libération d'une espionne: Marie Ducret

Condamnée pour intelligence avec l’ennemi en 1918, Marie Ducret passe vingt ans de sa vie en prison. Lorsqu’elle quitte la maison centrale de Rennes, en 1938, l’espionnage est au cœur des préoccupations, surtout depuis l’arrestation médiatisée de Lydia Oswald. Dans ces conditions, et avec la montée en puissance de l’Allemagne, comment la presse perçoit-elle sa libération ?

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Un préfet express : Robert Billecard

Robert Billercard n’est pas particulièrement connu pour ses liens avec la Bretagne. Pourtant, l’illustre Résistant a occupé des fonctions au sein de la préfectorale dans trois des cinq départements bretons avec, notamment, un passage express, de quelques jours seulement, à Vannes. Retour sur le destin d’une figure majeure de l’administration française de l’Entre-deux-guerres.

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1976: l’avènement de la voile-spectacle?

 Si l’édition 1976 de la Transat anglaise est un événement historique, dépassant de loin le simple cadre de la chronique sportive, c’est moins parce qu’elle voit Eric Tabarly signer ce qui est sans doute sa plus belle victoire que parce qu’elle marque un véritable tournant de la course au large. Le gigantisme et l’innovation technologique obligent en effet les skippers à communiquer pour satisfaire les sponsors.

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Des Algériens en Ille-et-Vilaine en 1958 ?

Les archives jouent parfois bien des tours. Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait de prime abord penser, les sources peinent à préciser avec exactitude le nombre d’Algériens présents dans un département comme l’Ille-et-Vilaine en 1958. Mais ces difficultés ne doivent pas empêcher l’enquête, même si un tel recensement ne peut se départir d’un certain flou statistique.

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Alphonse Arzel

S’il est un maire qui est synonyme d’obstination et de pugnacité, c’est bien Alphonse Arzel. Aux premières loges lors du naufrage de l’Amoco Cadiz, il poursuit les responsables jusqu’à Chicago pour obtenir réparation. C’est le grand fait d’armes de cet élu dont la carrière pourtant riche n’est sans doute pas connue à sa juste valeur, ses engagements allant du palais du Luxembourg aux bancs de l’école Diwan.

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L’Ouest-Eclair snobe la Coupe du Monde

La finale de la Coupe du monde de football est un événement planétaire qui fait pendant plusieurs jours les choux gras de la presse, tant sportive que généraliste. Mais en 1938, L’Ouest-Eclair se montre relativement peu sensible à cette grande compétition. La faute à une actualité politique des plus chargée ? Plutôt l’expression d’un particularisme régional qui rappelle que le football n’a pas toujours été le « sport-roi ».

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un traumatisme pour les soldats bretons ?

Tous les anniversaires ne sont pas bons à commémorer et il est intéressant de voir combien le souvenir des combats que mène la 22e DI sur le Chemin des Dames à la fin du mois de mai 1918 demeure chose sensible. Sans doute est-ce d’ailleurs pourquoi le centenaire de cette dramatique offensive fut aussi discret, les Bretons n’apparaissant au final peut-être pas à leur avantage dans cette affaire.

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Faire de l’histoire en 1928

Les historiens du début du XXe siècle sont-ils moins rigoureux que ceux du siècle présent ? Derrière cette question, un brin provocatrice, se cache une véritable réflexion sur la démarche historique. A cet égard, deux articles publiés dans les colonnes de L’Ouest-Eclair en 1928 permettent de pondérer les critiques trop souvent émises à l’égard des chercheurs du siècle passé.

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Grande Guerre et ex-voto

Si le souvenir de la Grande Guerre est indissociable des monuments aux morts, il est néanmoins dommage de faire si peu de cas de ceux érigés par les vivants pour remercier la grâce divine de leur avoir permis, eux ou leurs proches, de réchapper à ce conflit. Les ex-votos constituent une source à part entière pour les historiens de la mémoire mais en Bretagne, comme le note Yann Lagadec, leur connaissance reste très relative.

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La Bretagne, zone de bombardement ?

La mémoire des bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale est vive en Bretagne. Il est vrai que nombreuses sont les villes qui en souffrent, certains ports comme Brest, Lorient et Saint-Nazaire étant rasées à plus de 80% à la Libération. Ce taux de destruction ne doit rien au hasard. Ces trois villes sont en effet, avec La Pallice en Charente, les seules « zones de bombardements » de l’hexagone.

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