les agricultrices descendent dans la rue

Lorsqu’en mai 1983 les agricultrices battent le pavé de Saint-Brieuc, elles défilent pour s’opposer aux montants compensatoires monétaires négatifs imposés par la politique agricole commune mais aussi, et peut-être même surtout, pour affirmer leur place au sein de la ferme. Une demande de reconnaissance qui tranche singulièrement avec le syndicalisme  agricole viril promu par Alexis Gourvennec.

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la chute inéluctable d’un centenaire

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, La Liberté du Morbihan prend la succession du Nouvelliste du Morbihan. Pourtant, malgré une rapide progression, le quotidien ne parvient pas à se maintenir dans la durée. Mis en difficulté par l’implantation du Télégramme, il doit faire face à d’insurmontables difficultés financières. Le quotidien disparaît en 1995 en laissant derrière-lui un véritable vide dans les kiosques.

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Une brève histoire du « verrou de Bercy »

L’expression, auparavant connue de seuls fiscalistes, fait une irruption fracassante dans l’espace public au début de l’année 2018, lorsqu’un certain nombre de voix s’élèvent pour réclamer la suppression du « verrou de Bercy », autrement dit le monopole de l’administration sur les dépôts de plainte dans le cadre d’irrégularités de paiement des impôts. Histoire d’un privilège qui doit au final beaucoup à la Grande Guerre.

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l’homme qui n’a pas perdu la tête

 Il y a  des noms qui ne laissent pas de marbre. Anatole Deibler fait partie de ceux-là. Avec 395 têtes à son actif, il est, au début du XXe siècle, le bourreau le plus célèbre de France. Membre d’une célèbre dynastie de « coupeur de têtes », Anatole Deibler possède une histoire particulière avec la Bretagne. Né à Rennes en 1863, c’est en voulant se rendre dans sa ville natale qu’il meurt, 76 ans plus tard.

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Les archives de la CGT-Cheminots

Le numérique est décidément la nouvelle terre promise de la valorisation et de la diffusion archivistique. C’est ainsi que le 21 juin 2018 l’Institut d’histoire sociale de la CGT-Cheminots a lancé en fanfare sa toute nouvelle bibliothèque en ligne. Un site aux rayonnages pour l’heure clairsemés mais qui ne manquera pas de s’enrichir avec le temps et de compter parmi les incontournable de l’histoire ferroviaire et syndicale.

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600 000 Résistants en ligne

Le Service historique de la Défense vient de mettre en ligne via son portail Mémoire des hommes une base de 600 000 noms relatifs à des demandes d’homologation de services au sein de la Résistance. Cette liste est riche de promesses à condition d’avoir à l’esprit quelques précautions méthodologiques essentielles. Les biais concernant cette source sont en effet très importants et peuvent conduire à de lourdes erreurs.

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quand Ouest-France encense Clemenceau

C’est un curieux choix éditorial que fait le grand quotidien catholique breton Ouest-France à l’occasion de la commémoration du 40e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 : rendre hommage à Georges Clemenceau. Certes, il est l’un, si ce n’est le, des grands vainqueurs de la Grande Guerre. Mais il est aussi un anticlérical virulent qui nous rappelle que la mémoire est aussi affaire d’oubli.

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Lucien Petit-Breton : à jamais le premier

Premier vainqueur, et de surcroît double-vainqueur, breton du Tour de France, Lucien Petit-Breton dispose de sa place au Panthéon des champions armoricains. Mais, paradoxalement, son parcours original n’est pas bien connu du grand-public. Né Lucien Mazan, il prend le surnom de Petit-Breton pour se distinguer d’un homonyme alors que le public le nomme l’Argentin, en référence au pays où il grandit.

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l’histoire en retard sur la mémoire ?

Le 50e anniversaire des événements de mai 1968 fait ressortir bien des archives des greniers. Il y a, de ce point de vue, une dimension essentielle de la commémoration qui mérite d’être soulignée : une certaine dimension collaborative via le partage de documents d’époque. Du coup, la mémoire nourrit la science historique mais celle-ci ne courre-t-elle pas, par la même occasion, le risque d’être en permanence en retard sur le souvenir ?

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l’erreur pour écrire l’histoire

Les internautes qui ont brillamment participé au défi collaboratif 1 jour 1 poilu entretiennent tous un rapport à la « vérité » des informations saisie, et on ne peut que les en féliciter. Mais l’exemple de Pierre Hersent rappelle que la réalité est complexe et qu’une erreur dans une date de décès, par exemple, peut constituer une source d’un grand intérêt. Dès lors, faut-il impérativement « corriger » la base de données ?

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Au nom de la coupe : Marc Pajot

Marc Pajot compte incontestablement parmi les plus grands marins français, détenteur d’un palmarès qui le place indéniablement au firmament du panthéon de la voile française. Mais ses échecs répétés dans sa quête de coupe de l’America ont contribué à ternir son image, l’associant irrémédiablement aux sommes démentielles qu’exige cette compétition qui, avant lui, était réservée aux seuls milliardaires.

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en résidence surveillée à Belle-Île

Quiconque oserait soutenir que Belle-Île est un haut-lieu de la guerre d’Algérie serait sans doute irrémédiablement pris pour un fou. C’est pourtant cette piste qu’invite à suivre Messali Hadj. Le grand leader nationaliste algérien est en effet assigné à résidence pendant 33 mois, entre mars 1956 et janvier 1959, sur cette île située au large de la côte du Morbihannais, lui conférant de facto une importance particulière.

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L’été sera chaud… ou pas !

« Quel été aurons-nous? Les vacances approchent, où aller? Quelles dates choisir ? » Voici autant de questions que nous nous posons lorsqu’arrive l’été. Or celles-ci occupaient déjà les conversations durant l’entre-deux-guerres. Et, comme le souligne Théophile Moreux en 1928, nombreux sont les journalistes qui sont prêts à défier les lois de la science pour satisfaire les désirs de leurs lecteurs.

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La nuit de Séville vue par la presse bretonne

L’attentat du gardien de but Harald Schumacher sur Patrick Battiston en demi-finale de la coupe du monde 1982 constitue assurément l’un des moments qui ont forgé la légende de cette compétition. Qui en effet ne se rappelle pas de cette nuit de Séville ? Pourtant, contre toute attente, au lendemain du match, la presse bretonne ne dit rien de cette action plus que litigieuse.

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Des Algériens en Ille-et-Vilaine en 1958 ?

Les archives jouent parfois bien des tours. Ainsi, contrairement à ce que l’on pourrait de prime abord penser, les sources peinent à préciser avec exactitude le nombre d’Algériens présents dans un département comme l’Ille-et-Vilaine en 1958. Mais ces difficultés ne doivent pas empêcher l’enquête, même si un tel recensement ne peut se départir d’un certain flou statistique.

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Alphonse Arzel

S’il est un maire qui est synonyme d’obstination et de pugnacité, c’est bien Alphonse Arzel. Aux premières loges lors du naufrage de l’Amoco Cadiz, il poursuit les responsables jusqu’à Chicago pour obtenir réparation. C’est le grand fait d’armes de cet élu dont la carrière pourtant riche n’est sans doute pas connue à sa juste valeur, ses engagements allant du palais du Luxembourg aux bancs de l’école Diwan.

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L’Ouest-Eclair snobe la Coupe du Monde

La finale de la Coupe du monde de football est un événement planétaire qui fait pendant plusieurs jours les choux gras de la presse, tant sportive que généraliste. Mais en 1938, L’Ouest-Eclair se montre relativement peu sensible à cette grande compétition. La faute à une actualité politique des plus chargée ? Plutôt l’expression d’un particularisme régional qui rappelle que le football n’a pas toujours été le « sport-roi ».

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un traumatisme pour les soldats bretons ?

Tous les anniversaires ne sont pas bons à commémorer et il est intéressant de voir combien le souvenir des combats que mène la 22e DI sur le Chemin des Dames à la fin du mois de mai 1918 demeure chose sensible. Sans doute est-ce d’ailleurs pourquoi le centenaire de cette dramatique offensive fut aussi discret, les Bretons n’apparaissant au final peut-être pas à leur avantage dans cette affaire.

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Faire de l’histoire en 1928

Les historiens du début du XXe siècle sont-ils moins rigoureux que ceux du siècle présent ? Derrière cette question, un brin provocatrice, se cache une véritable réflexion sur la démarche historique. A cet égard, deux articles publiés dans les colonnes de L’Ouest-Eclair en 1928 permettent de pondérer les critiques trop souvent émises à l’égard des chercheurs du siècle passé.

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Grande Guerre et ex-voto

Si le souvenir de la Grande Guerre est indissociable des monuments aux morts, il est néanmoins dommage de faire si peu de cas de ceux érigés par les vivants pour remercier la grâce divine de leur avoir permis, eux ou leurs proches, de réchapper à ce conflit. Les ex-votos constituent une source à part entière pour les historiens de la mémoire mais en Bretagne, comme le note Yann Lagadec, leur connaissance reste très relative.

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La Bretagne, zone de bombardement ?

La mémoire des bombardements alliés pendant la Seconde Guerre mondiale est vive en Bretagne. Il est vrai que nombreuses sont les villes qui en souffrent, certains ports comme Brest, Lorient et Saint-Nazaire étant rasées à plus de 80% à la Libération. Ce taux de destruction ne doit rien au hasard. Ces trois villes sont en effet, avec La Pallice en Charente, les seules « zones de bombardements » de l’hexagone.

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