le fascisme en chemises vertes

Le retour à la terre, celle qui ne ment pas, proclamé par la Révolution nationale de Pétain ne nait pas de la défaite de 1940. C’est au contraire dans les années 1930, et tout particulièrement en Bretagne et en la personne d’Henri d’Halluin dit Dorgères, que ce mouvement plonge ses racines. Découverte d’un personnage qui à la tête de ses Chemises vertes plaide pour un fascisme agricole à la mode française.

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Une non-histoire de la Voie de la Liberté

On ne saurait trop conseiller l’exposition que présente Bruno Elisabeth aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine même s’il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une exposition d’histoire. C’est même de tout l’inverse dont il s’agit à travers ces photographies de la Voie de la Liberté : c’est en effet l’amnésie, la déperdition de données historiques qui sont au cœur du propos, dimension qui ne peut pas ne pas interpeller.

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Des espagnols á la Chapelle-Launay

Les Compagnies de travailleurs étrangers constituent un véritable angle mort de l’historiographie de la Seconde Guerre mondiale. Luis Garrido Orozco s’est intéressé à la 185e, composée de réfugiés espagnols et qui le temps de quelques mois stationne en Bretagne, dans l’estuaire de la Loire, à La Chapelle-Launay. Plongée dans une histoire inédite.

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des préoccupations climatiques...

L’ouragan Irma, qui dévaste une partie des Antilles françaises en septembre 2017, se voit accorder une importante place médiatique. Cinquante ans plus tôt, l’ouragan Inez, pourtant bien plus meurtrier, est relégué au second plan médiatique. Cette différence marquante ne témoigne-t-elle pas de la préoccupation récente des Français pour le dérèglement climatique ?

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De la Bretagne au Québec, Marie Le Franc

C’est peut-être l’une des plus grandes romancières de l’entre-deux-guerres, une auteure à assurément placer au Panthéon des Lettres françaises mais, honnêtement, qui connaît encore aujourd’hui Marie Le Franc et son formidable Grand-Louis l’innocent, prix Femina 1927 ? Retour sur le destin de cette immense romancière qui a partagé sa vie entre le Canada et la Bretagne.

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un capitaine breton à Dunkerque

On sait le rôle de la flotte que les Britanniques constituent de bric et de broc afin d’évacuer de la fournaise de Dunkerque des centaines de milliers de soldats et, ainsi, se donner les moyens de poursuivre le combat contre des armées du Reich qui apparaissent alors aussi rapides que l’éclair. Mais peu se souviennent que parmi ces navires réquisitionnés, certains sont commandés par des Français, et même des Bretons.

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violences sur le port de Saint-Malo

Les faits divers sont une source d’un grand intérêt pour l’historien qui, à travers les quelques lignes d’un mince compte rendu dans la presse locale, peut parfois humer avec une certaine précision le climat du moment. Tel est par exemple le cas de la véritable bataille rangée qui, le 30 mai 1919, secoue les quais du port de Saint-Malo et ce faisant dit bien ce qu’est cette époque qui n’est pas encore la paix.

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Fred Moore où l’art d’y voir clair

Français libre, député gaulliste et Compagnon de la Libération, Fred Moore entretient des liens étroits avec la Bretagne même si c’est en Picardie, à Amiens, qu’il grandit et effectue une large partie de sa carrière. C’est en effet à Brest qu’il naît, qu’il naît d’ailleurs deux fois. A l’état-civil tout d’abord puis, le 19 juin 1940, en quittant la France pour rallier l’Angleterre et s’engager aux côtés du général de Gaulle.

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Anticiper une guerre nucléaire en 1980

La menace d’une guerre nucléaire plane sur l’Europe tout au long de la guerre froide. Si une de ces attaques touchait la France, les habitants seraient-ils protéger ? C’est la question que se pose Robert Grandmougin dans un éditorial publié intégralement dans La Liberté du Morbihan en 1980, ce qui rappelle combien la menace nucléaire est présente dans les consciences.

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Le naufrage du Pourquoi-Pas ?

La mort du commandant Charcot à bord de son célèbre Pourquoi-pas ? le 16 septembre 1936 frappe douloureusement la France. La presse montre bien la puissance de cette onde de choc et autorise sans doute à parler d’un véritable deuil collectif. Mais en Bretagne, peut-être plus qu’ailleurs, la catastrophe est ressentie encore plus durement tant les liens avec Charcot sont puissants et nombreux.

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De la France Libre au Palais Bourbon

Le parcours de l’abbé Hervé Laudrin est à bien des égards intéressants. Fondateur du Centre d’éducation physique de Lorient, il s’illustre à partir à partir de 1943 au sein des Forces françaises libres. Gaulliste convaincu, l’abbé entame une carrière politique à l’occasion du retour du Grand Charles en 1958. Il sera bientôt le dernier ecclésiastique à siéger au Palais Bourbon.

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la méritocratie au son du clairon ?

L’Armée, et peut-être encore plus la Marine nationale, surnommé la Royale, a l’image d’une institution rigide, volontiers conservatrice et, pour tout dire, reproductrice des inégalités de classe. C’est oublier qu’elle est, et ce depuis la Belle époque, un instrument de promotion sociale pour de nombreux individus. En Bretagne, l’Ecole des mousses rappelle que la Marine n’est pas sourde à la méritocratie républicaine.

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L’affaire Imre Nagy en Bretagne

Le 16 juin 1958, Moscou annonce l’exécution des meneurs de la révolution hongroise de l’automne 1956. En Bretagne, la presse s’inquiète des méthodes soviétiques qui rappellent inévitablement les purges staliniennes. Au-delà de la simple émotion, l’affaire Imre Nagy montre les failles qui empêchent les gauches de s’unir pour s’opposer au retour controversé du Général.   

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L’ascension fulgurante de Roger Le Hyaric

Roger Le Hyaric est l’une des figures de la résistance bretonne. Le jeune homme, alors âgé de 24 ans, devient en 1944 l’un des principaux responsables des FTP dans l’Ouest de la France. Cette ascension, aussi soudaine qu’intense, renforce ensuite son engagement auprès du Parti communiste français. Mais elle éclaire aussi les principes de hiérarchisation à l’œuvre au sein de la clandestinité.

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Le danger : c’est le neutre

Pendant la Première Guerre mondiale, la nationalité est une dimension qui assigne de fait un individu à un camp. C’est cette réalité qui rend ainsi les Alsaciens-Lorrains aussi suspects aux yeux des Français que des Allemands. Mais en février 1918, le sous-préfet de Saint-Nazaire pousse la logique encore plus loin et n’hésite pas à affirmer que « le danger, c’est le neutre ». Il est vrai que des informations sensibles transitent par ce port.

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recourir au passé pour comprendre le présent ?

Les ruptures de l’année 1958 agissent à la manière d’un choc sans précédent sur les contemporains et sont, en conséquence, faute de repères, difficilement compréhensibles. La tentation est donc forte, pour comprendre le réel en cours, de puiser dans des événements historiques récents. Mais ces réactivations mémorielles se révèlent souvent peu pertinentes et révèlent d’autres fractures, plus anciennes.

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Jean Robic, et Le Peuple breton

Il est des compétitions qui dépassent de loin le cadre des seules pages sportives. Le Tour de France en est un exemple flagrant, même pour le mensuel nationaliste Le Peuple breton. C’est ainsi dans la rubrique des faits divers que ce journal fondé par Joseph Martray relate la victoire de Jean Robic dans le Tour de France 1947, un exploit présenté comme un véritable plébiscite pour la cause bretonne.

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Un président américain à Brest

L’arrivée du président américain Woodrow Wilson à Brest, le 13 décembre 1918, dans le cadre des pourparlers de paix de Versailles, est un événement bien connu. Ce qui l’est en revanche moins, c’est la manière dont la Bretagne se met en scène à cette occasion, la façon dont elle dit sa foi en le Wilsonisme, un vibrant plaidoyer qui est diversement apprécié à Paris.

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Un singulier curé servannais

Passionnant personnage que le père Louis Duchesne, figure intellectuelle aussi oubliée que peu consensuelle. Là est donc tout l’intérêt du passionnant ouvrage collectif que lui consacre la Société d’histoire et d’archéologie de l’arrondissement de Saint-Malo : amener à redécouvrir cet ecclésiastique hétérodoxe et, ce faisant, revenir sur une époque où la méthode historique avait une véritable dimension politique.

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Quand le Stade rennais a failli disparaître

Le 20 juin 1937, le Stade rennais lance un appel à souscription pour tenter de sauver le club de la faillite. Plus qu’une simple équipe, c’est une véritable vitrine promotionnelle de la Bretagne qui menace en effet de disparaître. En réunissant la somme espérée, le Stade rennais réalise une mémorable remontada et remporte probablement l’un des plus beaux trophées de son histoire.

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Diwan, scolarité alternative ?

L’histoire des écoles Diwan est indissociable du regard porté sur cette institution qui, c’est le moins qu’on puisse dire, ne laisse pas indifférent : véritable socle de la défense de la « culture bretonne » pour les uns, école de bobos réservés aux nantis soixante-huitards pour d’autres. Diwan est avant tout un objet de curiosité, sorte d’objet scolaire non identifié, pour les journalistes de télévision venus y tourner un reportage.

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