l’invention du vote à bulletin secret

S’il y a bien un objet qui aujourd’hui symbolise la culture démocratique, c’est l’isoloir. En quelques centimètres carrés est ainsi garanti le secret, et donc la sincérité, du scrutin. Pourtant cet équipement met du temps à s’imposer en France et n’est adopté qu’à l’issue d’un tortueux processus parlementaire. Les électeurs de Saint-Aubin-du-Cormier, parmi les premiers à l’essayer, en sont néanmoins immédiatement satisfaits.

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Etre paysan et ouvrier à l’usine

L’usine Citroën de La Janais, dans les environs de Rennes, montre bien les changements profonds rencontrés par la société bretonne dans les années 1960-1970, notamment dans le monde agricole. En effet, la frontière symbolique avec la ville s’émousse et, du fait de la nécessité de conquérir de nouveaux revenus, de plus en plus de paysans partent travailler en ville, tout en continuant de vivre à la ferme.

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Toute la Résistance dans sa poche ?

Plaques et stèles sont indissociables de la célèbre injonction « passant, souviens-toi ! » Mais la mémoire n’est pas innée et c’est bien pour cela que l’application développée par l’Association pour des études sur la Résistance intérieure pourrait s’imposer dans les mois à venir comme un incontournable : en quelques secondes, grâce à votre téléphone portable, vous pourrez désormais tout savoir de ces plaques.

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La Bretagne : des ports, mais pas seulement

La Bretagne occupe assurément une place particulière dans le dispositif déployé entre 1917 et 1919 par le corps expéditionnaire américain engagé dans la Première Guerre mondiale. D’ailleurs, de ce point de vue, la péninsule armoricaine ne saurait se résumer aux deux seuls ports de Saint-Nazaire et Brest, les doughboys s’installant en effet dans toute la région.

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Yvon Le Roux, le Breton de « la bande à Platini »

Les sports collectifs ont quelque chose d’ingrat en ce que chacun peut reconnaître au premier regard le talent des artistes, des joueurs géniaux, comme Michel Platini. Mais ceux-ci ne sauraient briller sans le soutien indéfectible de coéquipiers peut-être moins talentueux mais ô combien importants sur le terrain. Tel est par exemple le cas du Breton Yvon Le Roux, footballeur de l’ombre mais particulièrement précieux.

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Un résisto-vichyssois ?

Il est des trajectoires biographiques qui sont passionnantes en ce qu’elles prennent un malain plaisir à brouiller les cartes, à naviguer de part et d’autres des classiques grilles de lectures établies par l’historiographie. Tel est le cas du vice-amiral Hervé de Penfentenyo, officier général que la mémoire collective tend à ériger en résistant aux Allemands alors qu’il est, aussi, un fidèle partisan de la Révolution nationale.

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une Bretonne de Paris vedette de la chanson

Avant la Môme Piaf il y eut Fréhel, immense vedette de cette chanson que l’on dit réaliste et qui marque profondément la mémoire collective. Mais qui sait que cette immense artiste est née Marguerite Boulc’h et qu’elle compte parmi les plus tragiques destins de ceux que l’on nomme les Bretons de Paris. Retour sur une vie achevée dans le plus profond dénuement, loin de la Java bleue qu’elle aimait chanter.

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Les Bretons dans les ardoisières de Trélazé

Si les carrières d’ardoises de Trélazé, commune située non loin d’Angers, jouissent d’une grande réputation, rares sont ceux qui savent que de nombreux Bretons y travaillent. Cette partie de l’Anjou est en effet une vive filière d’émigration et c’est une véritable communauté bretonnante qui y exploite la fameuse pierre. Retour sur ces méconnus mineurs de Bretagne, gueules bleues des ardoisières de Trélazé.

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« Brest dont il ne reste rien »

Quoi de plus éloigné de la poésie que l’architecture bétonnée, austère, angulaire de la reconstruction ? Pas grand-chose sans doute si ce n’est Brest qui, par la magie du talent de l’immense Jacques Prévert, retrouve sa force et ses beautés perdues pour mieux dénoncer les horreurs de la Seconde Guerre mondiale et des conflits en général. Vous l’avez reconnue : c’est Barbara.

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Cohabitation avant l’heure ou fronde ?

Si en politique, les clivages idéologiques sont une réalité qui structure le marché dans lequel évolue l’électeur, d’autres positions, à front renversé, s’éloignent de cette logique et viennent considérablement brouiller les cartes. Tel est le cas de la fronde menée par le Breton Olivier Guichard contre le premier-ministre d’alors, un certain Jacques Chirac. Un combat qui ne manque pas de paradoxes.

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des archives vraiment privées ?

Le sens commun attribue volontiers aux correspondances et autres carnets de guerre le statut d’archives privées. Publié sous la direction de Paule René-Bazin et Philippe Henwood, un stimulant volume collectif réinterroge ces écritures de Première Guerre mondiale pour mieux, au final, nuancer la distinction beaucoup trop rigide, et de surcroît artificielle, entre sources privées et publiques.

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l’anti-Tabarly

Aujourd’hui complètement oublié, Jacques-Yves Le Toumelin est un immense navigateur breton qui rappelle ce que fut la voile d’aventure. Alors que les concurrents du Vendée Globe naviguent autour du monde en moins de 80 jours, lui met trois ans à revenir à son port d’attache. Pour lui la mer est aussi  un voyage intérieur, une quête de spiritualité. En cela, Jacques-Yves Le Toumelin est bien l’anti-Eric Tabarly.

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Michel Coiffard : L’as des as breton

Lorsque l’on évoque les as de la Première Guerre mondiale, on pense immédiatement à Manfred von Richthofen, à Georges Guynemer ou encore à René Fonck. Mais qui se souvient que la Bretagne compte l’un des pilotes plus prolifiques de l’aviation française : Michel Coiffard ? Retour sur le destin de ce Nantais fauché en pleine gloire, véritable As des As breton.

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Une tempête de papier ?

La tempête que décrit L’Ouest-Eclair dans son édition du 30 décembre 1929 a une particularité qui la rend particulièrement intéressante à l’historien : elle parait bien clémente ! Dès lors, en regardant sa médiatisation, on en peut s’empêcher de se demander si l’actualité est avant tout fonction de la place disponible dans les journaux plutôt que des évènements qui, effectivement, se produisent dans le monde ?

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La communarde du Finistère

Si la figure de Louise Michel reste encore quelque peu imprimée dans les mémoires comme l’une des immenses références de la Commune de Paris, rares sont les personnes qui peuvent mentionner l’une de ses compagnes de barricades, la finistérienne Nathalie Lemel. Là est tout le mérite de cet album que de nous amener sur les pas et au milieu des combats de cette Bretonne au destin extraordinaire.

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La grève du Joint français

La grève du Joint français à Saint-Brieuc, au printemps 1972, est un événement qui a façonné de nombreuses générations militantes. Au-delà, l’événement a résonné dans toutes les Côtes-du-Nord et même dans la France entière. Pourquoi un tel écho ? Par la grâce d’une médiatisation importante et, peut-être plus encore, sous l’impulsion d’une photographie iconique, entrée depuis dans l’inconscient collectif.

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La femme mariée et son incapacité

Quand l’un des plus conservateurs éditorialistes du très catholique quotidien breton L’Ouest-Eclair prend la plume pour dire tout le bien qu’il pense d’une loi en faveur de l’égalité ses sexes, c’est qu’il y anguille sous roche ! Retour sur cette fin des années 1930 où les épouses doivent encore, ce avant Vichy !, l’obéissance à leur mari et n’ont pas encore acquis de « capacité », au sens juridique du terme.

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le paquebot maudit

Si certains navires sont assurément nés sous une bonne étoile, d’autres, au contraire, sont maudits. C’est le cas du Paris, un magnifique paquebot sorti des Chantiers de Saint-Nazaire et qui, en à peine 35 années d’existence, parvient à symboliser toutes les catastrophes rencontrées par la France de la première moitié du vingtième siècle. Comme si le symbole était au final trop lourd à porter pour la fine coque de ce liner.

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