Quand Cartolis fait peau neuve

Institution unique en son genre, le Conservatoire régional de la carte postale de Baud, dans le Morbihan, musée aujourd’hui appelé Le Carton voyageur, achève sa mue en présentant une nouvelle version du site Cartolis permettant l’interrogation de ses très riches collections. C’est évidemment là une nouvelle bienvenue d’autant plus que le résultat est excellent. Bref, un nouvel outil à absolument connaître.

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Une figure de la Résistance

A l’heure où les injonctions à féminiser l’histoire et la mémoire se font de plus en plus pressantes, l’exemple de Marie Follezou ne peut qu’interroger. Grande Résistante, survivante des camps de la mort et militante infatigable, la Guingampaise est titulaire des plus prestigieuse décorations. Une rue est même dénommée en son honneur. Pourtant, rien n’y fait, son souvenir demeure des plus confidentiels.

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de Munich à la fausse monnaie

Le 15 novembre 1938, deux malfaiteurs sont jugés à Rennes pour avoir tenté de falsifier des pièces de monnaie. Si les escrocs brillent par leur amateurisme, leur procès est malgré tout pris au sérieux. Et pour cause, alors que l’Europe se déchire, la fausse monnaie est considérée comme une nouvelle arme capable de déstabiliser l’équilibre économique et financier d’une nation.

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Frédéric Rousseau : le sociohistorien insoumis ?

Le dernier livre que vient de publier l’historien Frédéric Rousseau ne manquera pas de faire parler. En effet, comme s’il souhaitait sortir de plusieurs décennies de controverses, l’historien paraît faire avec ce volume allégeance aux concepts que sont la « culture de guerre » et le consentement. Mais loin de faire amende honorable, c’est probablement pour mieux porter le fer dans une séquence chronologique.

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l’armistice... du 7 novembre 1918

L’Armistice du 11 novembre 1918 est chose à peu près aussi certaine, et solidement ancrée dans les mémoires, que Marignan et 1515. Pour autant, la réalité s’avère plus complexe. Avant le 11 il y eut en effet le 7 novembre 1918, jour marqué par l’annonce d’un armistice qui n’en était pas un et qui donne lieu à un magnifique sujet d’histoire, surtout à l’heure où se développent les fake news.

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Une carrière politique explosive

Emblématique maire de Quimerch, dans le Finistère, Albert Louppe est l’incarnation même d’une carrière politique mêlant intérêts personnels, professionnels et donc électoraux. Dangereux, ce mélange des genres l’est encore plus lorsque survient un drame qui impacte non seulement ses électeurs mais l’implique personnellement. Pourtant, Albert Louppe continue son irrésistible ascension politique.

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la gueule cassée des pelotons

Robert Asse n’est pas le cycliste le plus connu mais il a marqué l’histoire de son sport. Mutilé de la Grande Guerre, le Breton n’hésite pas à reprendre sa bicyclette malgré de terriubles souffrances. Tristement détenteur, durant de nombreuses décennies, du record du nombre d’abandons sur le Tour de France, il a frappé les esprits des observateurs, validant le cliché du coureur breton « têtu et téméraire ».

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A propos de l’hygiène des poilus

Les journaux des marches et opérations, pour être aisément consultables en ligne, n’en sont pas moins une archive frustrante tant ils disent finalement peu du quotidien des poilus. Il existe pourtant quelques exceptions pour qui sait les débusquer, à l’instar des prescriptions du service de santé de la 20e division d’infanterie, texte hallucinant qui laisse imaginer la crasse absolue dans laquelle évoluent les combattants.

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Une première génération de vieux ?

Le 15 octobre 1970, Jacques Duquesne publie dans le grand quotidien breton Ouest-France un éditorial dans lequel il aborde la question de la vieillesse. Alors que le baby-boom s’achève, le journaliste témoigne de l’émergence d’une génération de retraités qui, au même titre que la jeunesse, doit faire face à de nombreux bouleversements sociétaux et s’impose en tant que classe.

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La personnification de la mort

Figure légendaire, l’Ankou compte aujourd’hui parmi les symboles emblématiques d’une Bretagne chantée par le renouveau culturel qui émerge à partir des années 1970. Mais ce mythe est en réalité bien plus que cela. Véritable archive vivante, il témoigne de l’évolution du rapport à la mort en Bretagne, celle-ci devenant depuis les Trente glorieuse sans cesse plus lointaine, pour ne pas dire édulcorée.

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Maxime Maufra, la cause de l’art

S’il est aujourd’hui inconnu du plus grand public, Maxime Maufra est un peintre qui compte dans l’histoire bretonne des arts. Plus encore, son parcours, fait de ruptures, d’oppositions et de contradictions, dévoile en filigrane les conditions qui permettent l’émergence de la première génération du mouvement breton. Maxime Maufra est en effet le peintre quasi officiel de ce premier emsav.

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une compétition mythique

La Route du Rhum est l’une des plus célèbres épreuves de course au large qui existe. Crée pour damier le pion aux Britanniques et à leur volonté de limiter la taille des navires concurrents, la course s’élance en 1978 de Saint-Malo pour rallier la Guadeloupe. Un final haletant et une tragique disparition en mer concourent à la faire entrer, dès sa première édition, dans la légende de la voile.

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La route du sel ou l’envers de la bagnole

Guérande et ses marais salants comptent assurément, aujourd’hui, parmi les plus emblématiques marqueurs d’une identité bretonne se conjuguant entre terre et mer. Pourtant, dans les années 1970, de faramineux projets touristiques menacent cet écosystème unique. Retour sur un combat qui, quoi que méconnu aujourd’hui, n’en révèle pas moins parfaitement les rapports de force de l’époque.

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de l’Assistance au Mont Valérien

Remarquable destin que celui de Corentin Celton. En effet, son histoire est avant tout celle d’une belle ascension sociale, par l’armée mais aussi le militantisme politique et syndical. Mais le paradoxe est que le souvenir de ce finistérien fusillé au Mont Valérien pendant la Seconde Guerre mondiale est beaucoup plus vif à Paris, où il donne son nom à une station de métro, que dans sa Bretagne natale.

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la Bretagne dit « oui » à la Ve République

Trop souvent hâtivement perçue comme unanimement conservatrice, la Bretagne vote à première vue sans aucune ambiguïté en faveur de la constitution de la Ve République portée par le général de Gaulle à l’occasion du référendum du 28 septembre 1958. Pour autant, les chiffres sont trompeurs et peinent à décrire un accord prudent, nuancé. En effet, les Bretons exprimant en réalité un « oui mais ».

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Yann Sohier : figure originale

Yann Sohier est non seulement une des figures les plus emblématiques mais les plus paradoxales du mouvement breton de des années 1920-1930. Réussissant la synthèse de la carpe et du lapin, il est proche d’Olier Mordrel, Morvan Marchal et de l’équipe de Breiz Atao tout en penchant vers le communiste Marcel Cachin. Sa mort prématurée l’a donc dispensé de choisir, ce qui laisse ouvertes les supputations.

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Nantes, la Bretagne et la loi du 19 avril 1941

La loi du 19 avril 1941 « détachant » Nantes et le département de la Loire-Inférieure de la Bretagne est, pour une partie de  l’opinion, un véritable traumatisme. Sans pour autant revenir sur la sincérité des militants, le recours aux archives et la mise en contexte de cette mesure souligne combien la mémoire s’éloigne parfois de l’histoire. En effet, ici comme en bien d’autres choses, un train peut en cacher un autre.

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la généalogie de la langue bretonne

Curieuse destinée que celle de François Falc’hun, homme de vocations rencontrées très tôt. Né dans une famille de modestes paysans bretons, il se passionne pour cette langue au point d’en entreprendre une histoire qui fera date. Professeur de celtique à l’université de Brest, il est aussi ordonné prêtre au début des années 1930. Pour autant, sa pensée ne peut être déconnectée du temps qui la produit.

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Vers une ouverture des archives des bagnes

A l’image de Guillaume Seznec, près de 100 000 condamnés transitent par l’un des nombreux bagnes coloniaux. Les chercheurs et les généalogistes qui s’intéressent à cette histoire peuvent, aujourd’hui, assouvir facilement leur curiosité en consultant, directement depuis leur ordinateur, une partie des registres matricules conservées aux Archives nationales d’outre-mer.

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les confidences d’un poilu breton en 1977

François Bernard est un poilu comme un autre, un ancien combattant ordinaire. Originaire de Gourin, il livre un précieux témoignage sur son expérience combattante, en 1977, à l’occasion des commémorations du 11 novembre. Mais plus que le simple récit du conflit auquel il a pris part, il confie sa frustration de constater que la Grande Guerre n’a pas la place qu’elle mérite dans la société.

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Les Bretonnes, Paris et la prostitution

L’une des images les plus sulfureuses qui revient lorsqu’on évoque l’histoire de l’émigration bretonne à Paris est celle de la prostitution, à tel point qu’il ne semble pas exagéré de parler de véritable fantasme. Car de la réalité des chiffres à celle véhiculée par les représentations mentales, il y a parfois un écart considérable qui rappelle à l’historien combien il y a là un terrain d’étude véritablement passionnant.

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